Histoire : Ghost in the Shell est un manga futuriste cyberpunk se déroulant aux alentours des années 2030.
Le personnage principal est un cyborg de sexe féminin du nom de Motoko Kusanagi. Kusanagi fait partie d'une section d'élite anticriminelle, la section 9.
Cyborg, et pas androïde : un androïde est une machine à part entière, humaine seulement d'apparence. Un cyborg est une créature issue de la fusion entre la machine et l'organique. Le major Kusanagi possède encore son cerveau, enfermé dans une boîte crânienne en métal renforcé, haute protection, et enchassé dans son corps artificiel. C'est tout ce qui la rattache à son humanité d'origine.
La trame principale du manga, et la trame du film, raconte la traque d'un cybercriminel connu sous le nom de « Marionnettiste » (Puppet Master). Ce cybercriminel prend le contrôle de l'esprit d'un humain par l'intermédiaire du Reseau Numérique mondial, descendant de l'internet.
Alors que l'enquête progresse la section 9 finit par découvrir que le criminel n'est pas une personne physique mais une intelligence artificielle ayant acquis, pour la première fois au monde, une conscience. Le désir du Marionnettiste, qui a réussi à s'incarner dans un corps d'androïde, est de se reproduire. Il ne souhaite pas se dupliquer comme un simple virus (toujours identique et donc vulnérable) mais bien donner naissance à une nouvelle forme de vie et c'est pourquoi il sollicite Motoko Kusanagi pour fusionner leurs ghosts (l'équivalent de l'âme et de l'esprit) et ainsi créer un être nouveau et unique.
Appréciation : En voilà un bon film !! Une oeuvre unique et inoubliable.
Tout commence avec une magnifique opening : on y entend une chanson qui fait dresser les cheveux sur la tête de chacun (certains dans le bon sens, d'autres dans le mauvais) sur une vidéo nous montrant la confection minutieuse du cyborg qu'est Motoko. Cyborg, et non pas androïde : elle a donc totale forme humaine. Et dans ce monde où la technologie fait intégralement partie du quotidien des hommes, les événements s'en suivent pour donner une histoire TRÈS complexe (j'ai personnellement dû regarder le film trois fois pour en saisir toutes les subtilités), à la linéarité faible, et aux qualités innombrables. Il nous présente principalement une philosophie très intéressante sur la vie et la mort. Ça a l'air gonflant ? Pas du tout, vu que ça nous est présenté de façon à ce qu'on accroche aux discours philosophiques très facilement.
Les personnages n'ont certes pas trop le temps de se développer, mais on y voit tout de même un certain approche : on parle surtout d'un mini-développement de certaines relations psychologiques, par exemple entre Motoko et Batô.
Au niveau de l'OST, la quantité est très faible, mais la qualité se démarque. L'opening est certes très débattable (en fait, c'est soit on aime, soit on déteste), mais les quelques mélodies mystiques qui nous apaisent les tympans au cours du film sont très agréables à écouter, en plus de bien s'adapter à l'esprit de la scène et du film en général.
La qualité graphique, elle, serait presque totalement sans reproches, surtout depuis le remastering de 2004. En exploitant un univers de science-fiction, le souci du réalisme est très présent et on remarque une grande maitrise du design sci-fi en général (qui a cartonné à un point qu'on s'en est inspiré dans beaucoup d'autres oeuvres, comme Matrix - l'opening principalement).
Un des meilleurs seinen, que ce soit par le manga, les films ou la série télé. Un must à ne pas manquer. Évidemment, étant un seinen, l'histoire se présente sous un aspect très sérieux, en incluant le célèbre trio violence, gore et nudité qui classifie rapidement cette oeuvre. Donc âmes sensibles s'abstenir.
Vos notes : .../20
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